Ce matin-là comme tous les autres jours, j’ai ouvert mon journal de prière et j’ai écrit à mon Dieu ce qui était sur mon cœur. J’aime lui dire ce qui m’est cher, ce qui me dérange, tout ce que je vis et mes états d’âme. C’est un des plus beaux moments de ma journée, tellement que lorsque je n’ai pas pris le temps d’écrire et que je fais simplement prier à haute voix, j’ai comme l’impression que je n’ai pas prié intimement à mon papa céleste. Pour certains, cela peut avoir l’air bizarre, mais pour moi qui aime écrire, je suppose que c’est naturel, c’est comme ma façon préférée de communiquer.
Je ne savais pas ce que Dieu me réservait ce matin-là, comme je ne le sais jamais d’ailleurs ! Mais, j’ai eu droit à une grande et merveilleuse intervention de sa part. J’aime quand Dieu me montre sa puissance de cette façon. Je suis persuadée qu’Il se révèle à vous aussi, de bien des façons. Saisissons ces moments si merveilleux pour s’arrêter et écouter, ces temps où Il veut nous enseigner et faire une œuvre dans nos vies.
Bien, ce matin-là, c’est ce qu’Il a fait. Dans notre intimité, Il m’a montré mon cœur, et SON cœur à LUI.
Depuis plusieurs mois, j’ai vécu et je vis encore beaucoup d’injustice face à une situation très délicate, sur laquelle je n’ai aucun contrôle. Mais Dieu lui est Souverain, donc je m’appuie sur cette vérité biblique, mais je vis quand même les conséquences de cette réalité dans ma vie ici-bas, sur la terre présentement. Alors, c’est quelque chose avec laquelle, j’ai dû lutter pour ne pas porter de colère ou de haine dans mon cœur envers la personne concernée. Les mois sont passés et avec Dieu à mes côtés, je croyais vraiment que tout était bien. Je pensais que je déposais ce fardeau à la croix de Dieu chaque jour, et je le faisais, croyez-moi.
Oui, c’est vrai, je le faisais. Par contre, j’ai réalisé que c’est un long processus. Du moins pour moi. C’est comme si tranquillement j’arrive à la destination, je m’explique.
Je priais pour la personne ce matin, et tout à coup, j’avais de l’amour qui montait en moi ! Oui, c’est comme enfin ! Voilà ! Après des mois, je suis en paix lorsque je pense à cette personne. Je me sens tellement libérée, libre de tout fardeau, lequel m’empêchait ou ralentissait ma croissance spirituelle. WOW, j’étais émerveillée, quelle joie dans mon cœur, je savais que Dieu venait de faire une grande œuvre de réconciliation, cela ne venait pas de moi. C’était l’œuvre de son Esprit qui agissait puissamment en moi.
Une douceur pour mon âme montait en moi, un rafraichissement pour mon esprit, et une joie qui ranime la vie en moi !Quelle énergie, je sens la différence et je me sens comme si je me réveille d’un long sommeil. Merci Seigneur ! Voici la liberté et le pouvoir du pardon par la grâce de Jésus Christ. J’étais sous un fardeau jusqu’à ce qu’une lueur d’espoir et une fraicheur commencent à se réveiller en moi. Merci Seigneur, car même si l’on pense que tu ne travailles pas en nous, tu es en train de faire ton œuvre merveilleuse et tu ne nous abandonnes jamais.
Ah, je suis bien consciente que je vais avoir d’autres moments de tentation où je devrai me rappeler cette prière, voilà pourquoi je l’ai écrite. Mais comme l’apôtre Paul, je devrai choisir de regarder en avant et choisir de glorifier Dieu en toutes circonstances.
Je voulais vous partager ce moment intime de ma vie en espérant que cela puisse vous encourager, si, comme moi, vous vivez des temps difficiles, où Dieu permet des tensions ou des relations plutôt tendues. Le pardon n’est possible que si nous allons au pied de la croix. Notre modèle c’est Christ lui-même, il est l’exemple parfait, suivons ses pas, mais pas sans sa puissance !
« Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi ; » Matthieu 6 ; 14
Ann L. Beaulieu
« Nous cherchons à améliorer notre nature, tandis que nous devrions permettre
à Christ d’anéantir cette nature et de mettre la sienne à la place,
“sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui”,
afin que le corps de péché fût frappé d’impuissance
et que nous ne soyons plus asservis au péché. »
Affranchis du péché ! N’est-ce pas une vie glorieuse que celle-là ?
Renée de Benoit
