Centré sur Dieu!

Ann L Beaulieu, Blogueuse, auteure et conférencière. Déterminée, expressive, colorée et persévérante dans la foi à cause de Dieu!


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Mourir à soi-même!

Voilà un sujet dont on n’aime pas tellement parler et encore moins le vivre, du moins pour ma part! Souvent, on entend ces expressions « lâcher-prise » ou « laisser-aller » ou « faire confiance à la vie ».   Mais pour nous, enfant de Dieu, ces expressions prennent un tout autre sens bien sûr, du moins en principe, puisque c’est beaucoup plus que cela.

Lorsque nous avons donné notre vie à Dieu, nous Lui avons aussi donné le droit d’en faire ce qu’il voulait, car notre vie Lui appartient maintenant. Nous vivons pour Sa gloire et pour l’honorer. Son but est toujours de nous sanctifier à l’image de son Fils. Dans sa souveraineté, pour atteindre ce but, Il sait parfaitement comment s’y prendre pour chacune de nos vies.

« Alors Jésus dit à ses disciples :

Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se

chargede sa croix, et qu’il me suive.»

Matthieu 16 : 24 

Dieu nous connait tous et Il sait très bien ce qui nous empêche de grandir et nous bloque dans nos vies et cela même, sans que nous en soyons conscientes. Il travaille souvent de façons mystérieuses, lesquelles nous comprenons rarement. Voilà pourquoi il nous faut avoir la foi, la connaissance des Écritures et l’assurance de notre Dieu dans nos vies, car sinon, l’ennemi pourra facilement semer le doute en nous.

Dieu nous appelle à nous conformer à Lui, ainsi, nous nous alignons à mourir à nous-mêmes, comme Christ lui-même est mort pour nous. Oui, certainement, cela sera souffrant! Mais, sans la souffrance, il n’y aura pas de connaissance spirituelle, celle-ci nous amènera à connaître Christ davantage avec une profondeur supérieure inimaginable. Si nous mourons à nous-mêmes, nous souffrirons moins à la longue. Je sais, cela semble paradoxal! Dieu sait appliquer le couteau du physicien juste à la bonne place pour faire l’opération nécessaire pour nous faire grandir plus spirituellement, et cela dans le but ultime de la joie éternelle. Faisons-lui confiance.

« Nous ne choisissons pas de souffrir

parce que c’est ce que nous devons faire,

mais bien parce que celui qui nous demande d’emprunter

ce chemin nous le décrit comme étant

la voie qui mène à joie éternelle. »

 John Piper

Souvent, nous ne voulons pas Lui céder notre souffrance, nous l’agrippons et restons accrochés à pleurer, languissant dans la douleur tout en mourant tranquillement. Mais, aussi longtemps que nous resterons accrochés à notre souffrance, nous allons demeurer dans une grande douleur.

  • Est-ce vraiment ce que nous désirons?

Ou

  • Désirons-nous mourir à nous-mêmes pour goûter la liberté en Christ?
  • Y a-t-il une place dans ta vie où tu dois mourir pour que Dieu vive davantage?

Lorsqu’on comprend que mourir à soi-même c’est bon, et que la souffrance nous donne le regain en Christ pour une vie épanouie, on grandit spirituellement et on accueille mieux cette idée.

C’est vrai que ce n’est pas facile. J’avoue qu’on doit vraiment rester coller, brancher sur Dieu et cultiver une bonne relation avec Lui. Garder nos yeux fixés sur Lui en tout temps.

Mais on est là pour s’encourager ensemble et s’exhorter lorsqu’on voit une sœur qui vit une situation plus difficile. On peut l’aider à tourner ses regards vers Dieu et prier pour elle. Supportons-nous les uns les autres comme la Bible nous le dit.

« Le renoncement à soi-même détruit toutes les racines

et les fondations de la tristesse.»

Jonathan Edwards 1723

Ann L Beaulieu


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Êtes-vous libre de la comparaison?

Dans notre société, il est tellement facile de nous comparer aux autres femmes et pour ainsi dire commencer à perdre notre vraie identité en Christ si on ne fait pas attention. Je m’explique, nous savons que notre vraie valeur est seulement dans notre Dieu et notre identité vient de Christ et son œuvre accomplie à la croix et tout ce qu’il a fait pour nous. Ainsi nous sommes une nouvelle créature à cause de Lui.

« Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom,

elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu,

lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair,

ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. »

Jean 1 : 12-13

Nous le savons, par contre, lorsqu’on se laisse aller à se comparer, on a tendance à oublier cette vérité si primordiale et fondamentale.  Nous devons continuellement nous rappeler et fixer nos regards sur La vérité. Sinon, on se met à douter, encore une fois, de notre valeur, de notre identité, de notre importance, de notre besoin, et ainsi parfois même d’être acceptée.

Voici ce qu’une femme du nom de Gladys Hunt a dit : « Je suis de plus en plus convaincue que l’une des causes principales des maux si répandus aujourd’hui tels que le découragement, l’inefficacité de certaines vies, le manque de liberté, le sentiment de sa propre infériorité, réside dans le refus de comprendre ce que Dieu a fait, en nous accordant la rédemption. Comment et pourquoi Il l’a fait? »

J’aime bien ce que cette femme a dit, et cela date de plus de 35 ans. Peut-on dire que c’est encore actuel? Sans aucun doute, car ce genre de vérité ne change pas, puisque nos cœurs sont aussi pécheurs qu’il y a 100 ans et nos désirs restent toujours les mêmes à la base, le désir d’être aimés et acceptés de tous.

Pourtant il faut arriver, comme femme de Dieu, à comprendre ce que Dieu a fait pour nous. Et si nous voulons prendre position pour notre Dieu, nous allons être forcément comparées et différentes des autres. Mais cela est-il mal en soi? Je ne le crois pas. Bien au contraire, cela devrait nous encourager et nous réjouir.

Alors mes sœurs, si nous voulons nous comparer, assurons-nous de nous comparer pour les bonnes raisons et pour le bon motif. Ne perdons pas de vue que nous sommes les Filles du Roi, ces bien-aimées et une nouvelle créature.

Heureusement pour nous, Dieu ne juge pas à la manière du monde. Ces critères ne sont pas ceux du monde non plus. Donc, c’est à Lui que nous devons plaire en premier lieu. Il nous voit déjà parfaite en Christ.  Si nous avons donné notre vie à Jésus-Christ, notre Sauveur, nous pouvons nous reposer en Lui et nous réjouir de cette vérité, et être libres de la comparaison.

Quelles joies et libertés!

Ann L Beaulieu


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Comment réagis-tu ?

Dans mes blogues précédents, j’ai à plusieurs reprises parlé de l’importance de nos émotions ainsi que du fait de les mettre devant la Parole de Dieu. Pour ainsi pratiquer, Philippiens 4 :8

« Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable,

tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable,

tout ce qui mérite l’approbation, soit l’objet de vos pensées. »

Alors je ne reviendrai pas sur ce point. Par contre, aujourd’hui, je voulais plutôt écrire sur un autre sujet, mais qui touche quand même nos émotions. En tant que femmes, nous vivons une grande quantité d’émotions au quotidien! Je réalise, en vieillissant, que malgré le fait qu’on sache très bien quoi faire, tant bibliquement que dans nos propres vies, cela n’est pas nécessairement plus facile. J’imagine que je ne vous apprends rien de nouveau ici!

Ma petite découverte, ou si vous me permettez l’expression anglophone, mon « eye opener » (quoi que je le savais déjà) est que dans nos émotions fortes, soit dans la tempête ou le vif du bobo, on se doit de se donner du temps ou de l’espace tout dépendant de la personne.  Pour certain, c’est du temps, pour d’autres ce sera une distance. J’ai l’impression qu’avec le temps, j’avais oublié cette vérité si simple, mais importante.

Exemple :

  • Supposons que cette semaine, j’ai dû rencontrer une personne pour des choses très importantes au niveau gouvernemental et c’est sérieux. Cela me cause, il va sans dire énormément d’émotions. Lorsque j’arrive chez moi, mon premier réflexe est de ne pas parler et de seulement vouloir me retirer et pleurer à Dieu, rester en silence. Mais mon petit mari, lui, n’est pas comme moi! Lorsqu’il vit quelque chose, il a un tempérament contraire à moi, donc dans sa bonne volonté, voulant m’aider, il me pose des questions, et veut qu’on discute.

Voyez-vous, moi je veux ma bulle, et lui, il désire jaser; même scénario, deux réactions différentes.  C’est là que le respect de l’un vis-à-vis l’autre devient important. Autant j’aime mon cher mari, je vais devoir lui rappeler à ce moment de mon besoin de temps, d’un peu de silence et qu’après, je serai capable de jaser avec lui. C’est comme si je dois digérer mes émotions un peu, prendre une certaine distance pour être en mesure de les comprendre moi-même et de mieux les vivre par la suite.

Je ne fais pas une grosse introspection, ni une analyse profonde, juste une pause, le temps d’aller devant mon Dieu pour me ressourcer et me décharger sur Lui. Bien des fois, cela me suffit pour m’aider à retrouver un certain équilibre dans ma tête et mes sentiments.

Il est important avec le temps d’apprendre à se connaitre personnellement et notre conjoint, si nous sommes mariés, pour se respecter mutuellement. Je dirais qu’on peut et se doit de pratiquer cette même dynamique dans l’amitié autant que possible. Mais pour cela, il faut avoir des amies de grandes qualités avec des liens assez intimes.

La prochaine fois que vous vivrez des émotions plutôt intenses, essayez de voir votre réaction, et si c’est possible, ajustez votre façon de réagir. Qui sait, vous éviterez peut-être bien des conflits!

Ann L Beaulieu