Centré sur Dieu!

Ann L Beaulieu, Blogueuse, auteure et conférencière. Déterminée, expressive, colorée et persévérante dans la foi à cause de Dieu!

Une autre belle découverte!

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Un samouraï bien de chez nous par Marie-Andrée Gagnon

À la fin de février 2013, j’ai été invitée à un dîner-rencontre par la maison d’édition Cruciforme pour assister à une « Présentation de la mission-vision des Éditions Cruciforme». J’y suis allée pour connaître davantage la mission de la maison d’édition et aussi parce que j’aime bien rencontrer les gens avec qui je travaille.

Ce fut très agréable de rencontrer toute l’équipe qui travaille maintenant pour Cruciforme. Je trouvais qu’ils étaient nombreux et j’ai compris pourquoi. Ils ont maintenant ajouté la bannière des Éditions Sembec. Donc, à l’avenir tous les livres avec le logo Sembec seront changés pour le logo Cruciforme. Voilà pourquoi Cruciforme trouve maintenant sa maison mère parmi les locaux du nouvel édifice de Sembec (très accessible et beau en passant). Félicitations, beau travail!

Oui, ce fut sympathique de mettre des visages sur le ou les : réviseurs, traducteurs/trices, comptables, réceptionniste, graphiste, auteures et bien d’autres dont j’oublie leur titre. Sans oublier nos éditeurs…  oups! (Les patrons) Ha! ha!

Mais, la cerise sur le gâteau a été de faire connaissance avec une âme sœur écrivaine. Aussitôt que j’ai été présentée à Marie-Andrée, auteure du livre « Un samouraï bien de chez nous »,  je savais tout de suite que cette femme me rejoindrait dans mon être et bien sûr dans ma tête!!  Vous savez, il y a des gens comme ça dans la vie! Bien, Marie-Andrée est une de ces personnes. Elle est extraordinaire, gentille, souriante, une belle écoute et une joie contagieuse. Mais au-delà de cela, elle a un amour pour notre Dieu qui est palpable.  Hum… Comment ne pas l’aimer?

Alors, comme je vais en vacances bientôt et que c’est un des rares temps que je me permets de lire des romans, je me suis dit:« Pourquoi pas le sien? » J’ai donc acheté celui de Marie-Andrée qu’elle m’a généreusement dédié. Elle m’a expliqué que son livre est un très bon outil pour évangéliser. Ce n’est pas un roman ordinaire!? J’ai bien hâte de le lire.

Voici ce qui est écrit sur la jaquette en arrière du livre : « Marie-Andrée nous conduit avec justesse dans le contexte québécois du début du 20e siècle, au fil des méandres de la vie d’un adolescent forcé de traverser des épreuves majeures et de se poser dès son jeune âge certaines questions existentielles :  Si le bon Dieu est censé être bon, justement, pourquoi y a-t-il tant de souffrance? »

Après ma lecture du roman, je ferai suivre ma critique littéraire sur le blogue et sur Goodreads ainsi que sur amazon.com. Je dois avouer que j’ai triché un peu… LOL, question de curiosité, voyons donc! J’ai déjà lu plus de 24 pages, mais là, j’ai dû me raisonner, car j’ai d’autres livres à finir en priorité. Je suis déjà accrochée, bon signe!

Ann L Beaulieu


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Un matin « normal »

Un matin qui semble « normal », c’est-à-dire ma vie au quotidien — vivre avec ma souffrance avec la force que Dieu me donne chaque jour. Bon nombre d’entre vous savent que je souffre de la fibromyalgie, mais peu d’entre vous savent à quel point cela affecte la vie d’une personne. Je n’en parle presque jamais, et mon mari pourrait vous le confirmer. Par exception, je voulais démystifier un peu certains propos sur cette maladie et vous partagez ce que je vis au quotidien. Donc, je vous partage quelques heures…

C’est sombre ce matin, il fait noir, j’ai de la difficulté à me lever… Il est tôt et j’ai encore une fois très mal dormi. J’entends mon mari faire son petit déjeuner, je dois me lever pour aller lui faire un bon cappuccino! Il est 6 h, ouf… pénible. J’ai de la misère à bouger mes jambes. Bon… étire-toi Ann.

J’ai pris mes petits « smarties » (médicaments), cela devrait aller mieux dans une heure, d’ici là je suis incapable d’entreprendre une tâche qui demande de penser ou d’écrire. Même parler est difficile, car j’ai le cerveau comme endormi, le terme médical utilisé est « Brain Fog ». Je suis depuis une semaine dans ce qu’on appelle une « crise de fibromyalgie ». J’ai hâte qu’elle passe, tellement difficile, je sais plus quoi faire. Je suis sur le bord de craquer !!!! Mais je me rappelle constamment que DIEU est au contrôle de tout dans ma vie, et que ce n’est jamais au-delà de mes forces.

« Mais franchement, Dieu, je commence à trouver que tu me trouves un peu trop forte! Je ne comprends pas trop?!? Je pose plus de questions, et je ne te prie pas pour la guérison non plus. Je me repose tout simplement dans tes bras mon Dieu.

Mais aujourd’hui, Seigneur, je suis fatiguée, épuisée. Je n’en peux plus de cette merde de vie terrestre. Je voudrais m’en aller au ciel avec toi, là, tout de suite. Je ne veux pas savoir pourquoi on souffre, car la Bible nous dit qu’on va souffrir, je suis juste plus capable physiquement et émotionnellement de le supporter. Je n’arrive pas à écrire pour toi. Je suis incapable de lire ma Bible et le comble de mes malheurs, ma concentration est partie. Si je suis capable de mettre cinq mots en ligne, c’est bon. J’essaie de te prier et mon esprit s’évade… ce qui me console c’est de savoir que ton Esprit intercède pour moi lorsqu’on ne le peut pas.

Ah! Père tu vois mon cœur déchiré par tout ce que cette maladie me fait. Depuis des années, mon corps est souffrant à cause de cette maladie invisible qui, de plus en plus, limite mes capacités. Je sais très bien que je ne dois pas aller dans cette voie des doutes et des questions, car elles ne font que m’éloigner de toi. Je te loue que tu me donnes la capacité malgré ma douleur immense de ne pas aller dans cette direction, je reconnais que c’est l’œuvre de ton Esprit en moi.»

Depuis plusieurs jours, mes combats sont grands, mes luttes sont profondes et de plus en plus difficiles et longues… Je me sens comme si j’étais en train de me perdre dans une grande forêt avec des arbres qui mesurent au moins 30 pieds de hauteur. Le ciel descend sur moi, sombre et gris, mais les arbres sont tellement collés les uns sur les autres qu’il m’est impossible de me faufiler. Bon, ici je parle de ce qui se passe dans ma tête, je n’ai même pas encore effleuré tous les aspects physiques!

Hum! Ce matin, j’avais à peine commencé à marcher et mes pieds perdaient l’équilibre! Oui, ça fait partie de mes symptômes, je suis très avancée dans ma maladie. Heureusement, j’ai le meilleur médecin en douleur chronique au Québec. Ensuite, lorsque j’ai fait mon petit café je dois m’assurer de le tenir à deux mains pour ne pas l’échapper jusqu’à ce que mes « smarties » fassent leur effet!  Comme j’ai dit plus haut, faire quoi que ce soit, qui me demande de la concentration, m’est impossible avant au moins une heure ou deux, dépendamment des matins. Parfois, mes mains sont très douloureuses et mes bras et mes jambes brulent, comme si j’avais été brulée ou engourdie. C’est bizarre et difficile à expliquer. Mais le plus pénible à accepter, c’est la perte de mémoire. Il y’a bien d’autres symptômes, mais ceux-ci sont les majeurs.

Ce qui m’est plutôt difficile maintenant c’est de voir que si je dois avoir des conversations tôt le matin, je m’aperçois qu’il m’est très long avant de sortir ces mots de ma bouche. Les mots semblent être liés, attachés, emprisonnés en quelque sorte au-dedans de moi. Je les sais, ils sont dans ma tête, mais c’est comme s’ils n’arrivaient pas à sortir de ma bouche… il y a un décalage horaire entre les deux. J’en suis de plus en plus consciente, mais voilà, je dois vivre avec cela aussi. Il y’a parfois une rage qui monte en moi, mais non, je ne veux pas aller là. Je ne dois pas. À quoi cela me servirait-il ? Rien.

Il y a des matins que je me lève et que je n’ai aucune énergie physique. Je suis tellement fatiguée, épuisée comme si j’avais travaillé un 72 heures en ligne. Puis, il y a des jours où je suis dans forme totale. Ces jours-là, je veux tout faire, mais je dois me limiter puisque je sais très bien que je vais payer pour, si je m’excite trop. Je dois donc toujours opter pour la maîtrise de soi, ce qui est bien. Le seul problème c’est que quand ça fait longtemps que tu n’as pas bougé, tu as le goût de faire plein de choses, du moins, moi.

Un partage plus intime :

Dernièrement, mon mari et moi avons eu «l’influenza» solide! Mon mari a tellement eu de courbatures et il a trouvé cela très souffrant. Un jour que je le frictionnais, il me regarde et il me dit:

–       «Ça te fait pas mal, toi? Tu n’as pas mal nulle part? »

Je l’ai regardé d’un air triste, avec les larmes aux yeux… je lui ai dit:

–       « Tu sais, chéri, comment, depuis des années, j’essaie de t’expliquer que parfois le simple fait que tu me frôles la peau me donne une envie de pleurer. Te souviens-tu comment tu trouvais ça un peu exagérer? Bien là, toi, tu n’as que l’influenza et tu trouves que tes muscles te font mal parce que tu as des courbatures. Pour moi, ce n’est RIEN ces courbatures, je vis ce mal amplifié et plus encore à longueur d’année. »

À voir les yeux de mon mari, je crois qu’il venait de comprendre pour la première fois, une part de la souffrance de sa femme. Il m’a serrée contre lui délicatement… Ses mots furent :

–       « Pauvre chérie.»

Bon, voilà ma petite vie au quotidien pendant quelques heures le matin ce jour-là, à l’exception de l’exemple avec mon mari. Cela n’a pas été une journée facile, mais je voulais vous la partager puisque c’est ma vie la plupart du temps… et malgré mes limites physiques, Dieu se glorifie et se sert de moi. Voilà ce qui est le plus encourageant, n’est-ce pas?

Donc, Il peut faire la même chose avec vous. Alors, si vous vivez des moments difficiles dans la souffrance ou sous toute autre forme, sachez que Dieu est là et Sa présence nous soutient malgré ce qu’on peut ressentir parfois dans ces temps sombres et pénibles. C’est vrai que la vie nous apporte de grandes souffrances, mais TOUJOURS avec espérance si on est Son enfant.

« Je puis tout par celui qui me fortifie. »

Philippiens 4 :13

Soutenue par Lui,

Ann L Beaulieu

L’écriture…la porte de votre cœur!

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Bon Matin,

Pour ceux d’entre vous qui me connaissent ou qui circulent régulièrement sur mon blogue, vous savez que pour moi l’écriture fait partie de ma vie de façon significative. Cela fait plusieurs années (je dirais plus de 15 ans) que j’écris mes prières, mes états d’âme, bref j’aime écrire. J’ai des boites pleines de journaux de prières!!! J’ai déjà écrit ici sur ce blogue que l’écriture est une excellente thérapie pour soi même lorsqu’on a besoin de démêler les choses dans notre tête occasionnellement. Le fait de mettre sur papier aide bien souvent à clarifier le tout et à simplifier par le fait même ce qui était auparavant si compliqué. Pas toujours évidemment, mais bien des fois.

Surtout, ce que j’aime lorsque je me mets à écrire c’est de voir sur papier l’état de mon cœur. Lorsque j’écris, forcément, j’écris mon état d’âme, au moins un tout petit peu, surtout si je dois confesser à Dieu. Là, j’ai mes émotions à nu devant Dieu. Ce que j’aime c’est qu’en prenant le temps d’écrire, j’ai le temps de vraiment penser à ce que je vis et à ce que je ressens au moment présent. Je ne peux pas me cacher ou passer à autre chose aussi facilement. Ma plume me force à m’arrêter pour réfléchir sur le moment présent et faire face à l’émotion ou le péché que je voudrais nier. Ah! Bien sûr, je ne peux passer la journée à écrire donc je me limite, alors oui, je choisis mes priorités pour les sujets que je vais écrire et je varie. Mais lorsque quelque chose est lourd sur mon cœur, je ne peux pas faire autrement qu’écrire pour parler avec mon Dieu.

L’autre chose étonnante qui m’a frappée avec les années, c’est la transformation qui s’est produite par la force des choses. Car lorsque j’écrivais et que je remarquais en me relisant que j’étais en train de critiquer, cela me laissait plutôt un sentiment de malaise de voir cela sur papier. Surtout sachant que ces journaux sont un héritage que je léguerai à mon fils un jour suite à mon décès. Est-ce le genre d’héritage que je veux laisser? Une mère qui prie Dieu en critiquant… hum, non pas vraiment. Donc, j’ai commencé à ce moment-là, il y a très longtemps à pratiquer la reconnaissance et la louange à Dieu dans mes prières, peu importe les circonstances. Cela ne veut pas dire que je n’ai pas des moments ou je repends mon cœur à Dieu. Mais ça, c’est tout à fait autre chose qu’une critique et du chialage.

Enfin, j’aime les mots, j’aime écrire, et j’aime savoir que Dieu lit mes lettres d’amour que je Lui écris.

Luther disait —  » Si tu veux changer le monde, prends ta plume ».

Moi, je ne veux pas changer le monde, mais par contre, je veux bien que Dieu change ma vie par la prière en écrivant!

Ce n’est pas compliqué pour commencer, vous n’avez qu’à vous procurer un petit livre ligné ou un journal et écrire simplement à Dieu. Cela peut être aussi simple qu’écrire des remerciements à Dieu pour les bienfaits dans votre vie que vous avez vue ou vécue dans votre journée. Commencez tranquillement et vous verrez, vous y prendrez goût. C’est ainsi que vous développerez un désir d’écrire de plus en plus vos prières à Dieu dans l’intimité secrète et profonde de votre cœur. Du moins, cela fut mon cas, il y a bien des années et je n’ai jamais arrêté depuis! Vous n’avez personne à plaire, soyez vous-mêmes et permettez-vous d’être authentique, transparent et vrai avec Dieu, de toute façon, Il connaît votre cœur.

Bonne écriture!

Ann L Beaulieu

«Que cela soit écrit pour la génération future,

Et que le peuple qui sera créé célèbre l’Éternel ! »

Psaumes 102 : 19

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