Centré sur Dieu!

Ann L Beaulieu, Blogueuse, auteure et conférencière. Déterminée, expressive, colorée et persévérante dans la foi à cause de Dieu!

Dépendant dans la souffrance!

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L’automne est à notre porte! L’érable devant chez moi commence à avoir des feuilles qui tournent au rouge; ce qui veut dire que les nuits sont plus fraiches et que l’été tire déjà à sa fin. Je ne sais pas si c’est la même chose pour vous, mais pour moi l’été semble filer plus vite à mesure que je prends de l’âge.

Cet été, j’ai tenté de m’occuper, et de faire des choses malgré un problème majeur avec mon épaule, problème qui est loin d’être résolu. Mais hélas, j’ai dû rester très tranquille et me reposer tout l’été; voilà pourquoi vous n’avez pas trop eu de mes nouvelles. J’ai une immense douleur à l’épaule gauche et je suis dans l’attente pour passer un IRM. Entre-temps, je suis incapable de faire quoi que ce soit. Écrire sur l’ordinateur n’est pas facile, car après quelques minutes la douleur s’élance dans mon bras! Donc, je suis très limitée dans mes mouvements.

Je garde courage malgré le fait que c’est depuis avril que je suis dans cette situation… mais je ne vous cacherai pas que j’ai hâte que mon téléphone sonne, car ne pouvoir rien faire avec les mains est difficile. Sans compter que pour l’instant, on ne peut rien me donner pour la douleur puisqu’on ne sait pas si c’est un ligament déchiré, un muscle déchiré ou une bursite.

La seule chose qui me donne du réconfort, à vrai dire, c’est de savoir que Dieu est au contrôle de cette situation et qu’il connaît mon avenir. Je me repose dans ses promesses et dans le fait qu’il n’abandonne jamais ses enfants. Tout a sa raison d’être!

Il y a longtemps, j’ai compris que notre Dieu n’est pas un Dieu bonbon. Il répond à nos prières; par contre, la souffrance fait partie de ma vie. En ce qui me concerne, il semblerait que c’est le chemin que Dieu a choisi pour moi, pour me sanctifier et me garder près de Lui, et pour que je puisse le glorifier dans mes souffrances.

Pourtant, j’allais tellement mieux depuis quelques mois, ayant changé mon alimentation; et puis tout-à-coup, un matin à mon réveil, je me retrouve avec ce mal insupportable, sans aucune explication! Il semblerait qu’on peut se blesser dans son sommeil. Une histoire à ne pas comprendre. La seule façon de voir un sens à ce que je vis actuellement est de me tourner vers Dieu et m’attache à sa Parole, qui dit ceci :

 

« Car je connais les projets que j'ai formés sur vous, dit l'Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l'espérance. » Jérémie 29 -11

 

Je suis donc, depuis plusieurs mois, très dépendants de mon mari pour beaucoup de choses, car je fonctionne avec un seul bras et j’ai beaucoup de douleur ; pas facile. Ce qui m’amène à être dépendante encore plus de Dieu : Son œuvre dans ma vie ne cesse de se manifester, pour que je laisse le potier me façonner comme Il le veut, moi qui ne suis qu’un vase d’argile!

Malgré le fait que je souffre énormément depuis avril et que je suis dans l’attente de réponses, je garde ma joie et mon espérance, car Dieu me soutient dans cette épreuve, il me donne la force pour résister et ne pas sombrer dans le découragement. Par son Esprit, je peux le glorifier de me garder dans ses voies. Cela me ramène toujours à mon mot de l’année, {persévérance}. Dieu est fidèle à entendre nos prières, chers lecteurs et lectrices.

Dans son Amour,

Ann L. Beaulieu

 

 

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Rétrospective sur l’année 2015 – A retrospective of the year 2015

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Rétrospective sur l’année 2015 

L’année 2015 tire déjà à sa fin; lorsque je regarde en arrière, je ne suis pas découragée mais plutôt étonnée de voir que, malgré la dure année par laquelle je suis passée, je suis toujours au front et combattante, par la grâce de Dieu.

Parfois, je dirais que je ne tiens que par un fil, mais c’est mon Dieu qui tient ce fil et il est fort comme l’acier. Il m’arrive parfois de presque sentir ce fil se déchirer, tellement la tension en moi devient forte lorsque je suis en mauvais état à cause de la douleur. Dans ces moments-là, ce que je ressens est loin d’être ce que le Dieu parfait soutient. Je me concentre donc sur son omniscience qui me dépasse et je marche par la foi.

Oui, j’ai vécu une année de grandes douleurs physiques, émotionnelles, et même psychologiques. Que nous le désirions ou non, la douleur chronique finit par agir sur le cerveau et se répercute inévitablement sur nos pensées.

Personnellement, comme chrétienne, j’ai trouvé mon refuge dans la maison de l’Éternel et dans les promesses de sa Parole. Certes, cela n’a pas enlevé ma douleur, ni réduit aucune de mes crises suite aux traitements reçus; j’ai dû apprendre à vivre chaque étape et accueillir toutes les pertes qui y sont associées.

Chaque jour, j’apprends les nombreuses leçons à tirer de la souffrance… entre autres, la dépendance envers mon Dieu qui s’accroit sans cesse. Je lâche prise des nombreuses choses secondaires de la vie et je m’attache à mon Dieu de plus en plus. Je me concentre sur ce qui est éternel, ce qui a du prix pour mon Dieu et ce qui le glorifie réellement. Ici-bas, c’est pour un temps limité, et je vois qu’autant j’apprécie la vie et que j’aime avoir des projets, j’aime davantage mon Dieu.

Il y a des bénédictions qui émergent de la souffrance, si nos yeux sont tournés vers l’Éternel. Par contre, la colère ou l’amertume se manifestent si nos yeux sont dirigés vers nous-mêmes. Je vois beaucoup de gens qui souffrent quand je vais à l’hôpital, et même parmi mes connaissances, qui sont attristées par la souffrance sous toutes ses formes.

On me fait souvent remarquer que je n’ai pas l’air souffrante, parce que je souris… ma joie vient de mon Sauveur et du fait qu’il me donne le courage de combattre. Sans lui, je resterais couchée et je serais surement découragée de ma situation. Un sourire ne signifie pas « absence de souffrance » ni parfois un temps d’épuisement. Je dirais que la différence majeure est que la souffrance ne me contrôle pas. Je la guide plutôt vers la croix, afin de trouver ma force dans celui qui me ramènera vers un équilibre que je perds si facilement quand ma souffrance fait surface et s’impose. Pour moi, seul Dieu peut m’aider à faire cela.

J’avais de gros projets pour l’année 2015, concernant mon blogue et bien d’autres choses, et si j’ai réussi le quart c’est bien beau!

Il n’y a aucun doute que ce passage est vrai :

« Il y a dans le cœur de l’homme beaucoup de projets,

mais c’est le dessein de l’Eternel qui s’accomplit ».

Proverbes 19 :21

Je n’ai pas été en mesure de terminer, dans les délais requis, le livre « Douze femmes extraordinaires » de John MacArthur. Je l’achèverai dans l’année 2016…

Je suis dans une saison « adaptation et acceptation » de toutes mes pertes, comme vous pouvez voir, et il m’est difficile de m’ajuster. Je vais recevoir de l’aide gouvernementale pour l’année 2016. Ceci sera bien apprécié, mais en même temps cette aide représente encore une adaptation et un deuil pour moi, car cela me fait voir la réalité de mes pertes.

Merci de votre compréhension envers moi et de votre patience pour les blogues qui tardent à venir.

Je vous souhaite une belle année 2016 dans la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ.

En son amour,

Ann L Beaulieu

 

Year_2016

 

 A retrospective of the year 2015

The year 2015 is now almost at its end and, as I look back on it, I am not discouraged but mostly stunned to see that despite all the hardships that I have been through this year, I am still by the grace of God at the front line and fighting.

At times, I would say that I was holding on by a thread, yet my God was holding this thread and it was steel! Sometimes I had the sensation that it would break or tear because of all the tension in me, it felt so real being as I was in pain. Yet in those moments, what I felt was far from what my perfect God was doing in sustaining me. I would then concentrate on his omniscience, which surpasses my understanding and walk by faith.

Yes, I have had a very hard year of physical suffering, but emotionally and even psychologically also. Whether we desire it or not, chronic suffering finishes by affecting and impacting our lives on every level, even our thoughts.

Personally, as a Christian, I found my refuge in the house of the Lord and in the promises of his Word. Of course this did not take away my pain, nor reduce any of my outbreaks of pain due to the many treatments that I received. I had to learn to live with all steps of adjustments and embrace the many changes and losses that are associated to my illness.

Each day I learn enormous lessons about suffering…one being my dependence on God that is growing. I have learned to let go of numerous secondary things in my life and stay attached to God and be more focused. I concentrate on what is eternal, what has value and is precious for my God and really glorifies him. Here on earth, everything is for a time and limited, and as much as I appreciate my life and enjoy having projects, I am loving my God more and more.

Blessings can emerge from suffering if our eyes are turned upon the Lord. Then of course there are manifestations of bitterness if our eyes are directed on ourselves. I see many people when I go to the hospital, and among my acquaintances, that are sad and suffering in all sorts of form.

I’m often told that I don’t look like I suffer! That’s because I smile a lot…my joy comes from my Savior and the fact that he gives me the courage to continue to fight the battle. Without him I would most likely stay rolled up in bed and be discouraged of my situation. A smile does not mean “absence of suffering” or even at times total exhaustion. I would say that the major difference is that the sufferings do not control me. I guide them back to the cross in order to find my strength in the one who will help me find balance when I can so easily lose control when suffering rises and imposes itself. For me, God alone can help me go back to the cross.

Well, I had made big plans for this year concerning my blog and many other projects, but I was only capable of doing maybe one third of them at the most!

This proverb proves to be so true:

« Many are the plans in the mind of a man,

but it is the purpose of the Lord that will stand.« 

Proverbs 19:21

I was not capable of finishing, in the delay required, the book “Twelve Extraordinary Women” from John MacArtur. I plan to finish it in the year 2016…

I am in a season of “adaptation and acceptation” of many losses in my life, as you can see, and it is not easy for me, it is difficult to adjust. I will be receiving help from the government in the year 2016. This will be greatly appreciated and at the same time it also shows me, once again, at what point I am in great need and continually adjusting to losses…I don’t have the luxury to grieve my loses since they are coming one after the other.

Thank you for your comprehension towards me and for your patience concerning my delays on the blog.

I wish you a great year 2016, in the grace of our Savior Jesus Christ.

In his love,

Ann L Beaulieu

Retour sur les vacances inoubliables…

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Punta Cana 2013

Bonjour,

Alors, comment commencer ce blogue! Hum… pas facile! Vous savez parfois, on part en vacances avec aucune attente ou aucun objectif précis sinon le repos. Bien, voilà ce que moi et mon mari désirions pour nos vacances. Relaxer et nous reposer simplement sur le bord de la mer, tranquille. Mais n’a-t-il pas un verset dans la Parole qui dit que l’homme fait des projets, mais que Dieu est celui qui dirige? Je paraphrase dans mes mots ici bien sûr! Nos vacances furent tout SAUF reposantes pendant les 10 premiers jours environ.

«Il y a dans le coeur de l’homme beaucoup de projets,

mais c’est le dessein de l’Éternel qui s’accomplit.»   Proverbes 19 :21

Ne sachant pas ce qui nous attend du tout, heureusement! Comme j’ai toujours mon mot dans la tête, je désirais depuis notre arrivée l’écrire dans le sable. Voilà, c’est le résultat sur la photo. Elle a été gravée dans ma mémoire pour le reste des vacances, il va sans dire!!!

C’est une très longue saga, mais je ferai cela bref. La première semaine, il n’a pas fait beau. Il a mouillé beaucoup, pas beaucoup de soleil et c’était froid à un tel point que c’était nécessaire de mettre un chandail à manche longue.

La troisième journée, nous sommes allés souper dans un restaurant à la carte. J’ai mangé du poisson, qui n’était pas frais, je crois. Mais en fait, on ne le sait pas trop. Tout ce que je sais, c’est que dans la nuit ce soir-là, je me suis réveillée et ça n’allait pas bien du tout. Le lendemain, je n’ai pas mangé beaucoup pour déjeuner, car cela allait de pire en pire. Nous sommes allés sur la plage après déjeuner et j’ai eu deux malaises tout près de perdre connaissance. Donc, mon mari a décidé que nous allions aller dans le lobby de l’hôtel et que je devais manger puisque j’étais en baisse d’hypoglycémie. Mais impossible! J’étais déjà trop faible et malade. Il est allé manger et moi je suis restée assise dans le lobby à lire, mais très très faible. Je me sentais tellement mal. Quelques minutes après son retour, je lui ai dit d’un ton faible, « Couche-moi par terre, car je vais perdre connaissance!  » Cette fois-là, ce fut vrai…

Le médecin a dû venir prendre mon pouls qui était très faible. Selon lui, j’étais sur le point de tomber dans le coma à cause de ma glycémie trop basse! J’ai été transportée en ambulance à l’hôpital en urgence et j’ai dû y rester trois jours complets, hospitalisée en République Dominicaine. À un certain moment, j’avais sept bouteilles de liquide qui entraient dans mes veines!!! Beaucoup d’antibiotiques! J’ai eu une bactérie, c’est tout ce que j’ai pu savoir. Ils n’ont jamais voulu me dire ce que j’ai eu. Ils se protégeaient ainsi que la réputation de l’hôtel d’où nous étions. C’était évident!

À ma sortie, j’ai dû prendre des antibiotiques par voie orale jusqu’à une journée avant de quitter la République. Ils m’ont donné beaucoup d’effets secondaires qui m’ont rendue aussi malade après ma sortie de l’hôpital. Donc, pas plus agréable, après… maux de cœur, de tête, d’estomac et tellement mal aux yeux. Je ne pouvais manger presque rien! Régime très sévère. Enfin, tellement épuisée que j’avais de la difficulté à marcher.

Loin d’être les vacances dont mon « Hubby » et moi nous étions imaginés. Je vous avoue que nous avons pleuré, prié et crié au secours à notre Dieu, ensemble.  Parfois, dans des situations comme cela, on cherche toujours à comprendre le pourquoi. Mais, couchée sur le lit de l’hôpital, à regarder mon tendre mari qui prend soin de moi alors que je ne pouvais même pas me rendre toute seule à la salle de bain, je ne pouvais que louer Dieu pour l’homme qu’il avait mis à mes côtés pour partager ma vie, et qui me démontrait son amour inconditionnel dans des circonstances plutôt désagréables!  Ce fut un temps difficile, mais un beau temps de rapprochement pour notre vie de couple spirituellement et émotionnellement.

Je peux vous dire que mon mot {consécration} m’est venu souvent à l’esprit. Oh que oui! Il n’a pas cessé de me monter à la tête. Ce fût une grande épreuve de foi, de {consécration} et de notre gage d’amour l’un pour l’autre. Par la grâce et la puissance de Christ, nous avons été capables de passer au travers et être victorieux. Mais pas sans les pleurs, les plaintes, les cris et l’abandon à Dieu.

Comme si cela n’était pas assez, la journée de ma sortie de l’hôpital notre gros chat Bengal mâle, Simba, est décédé d’une crise de cœur.  Il n’avait que 2½ ans!  Il était un chat extraordinaire et le favori de mon mari. Nous avons eu tellement de peine… Ouf! C’était la goutte pour faire déborder le verre comme on dit.

Donc voilà, je crois que je vais me reposer maintenant de mes vacances… vraiment!

Ann L Beaulieu