Centré sur Dieu!

Ann L Beaulieu, Blogueuse, auteure et conférencière. Déterminée, expressive, colorée et persévérante dans la foi à cause de Dieu!


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Un matin « normal »

Un matin qui semble « normal », c’est-à-dire ma vie au quotidien — vivre avec ma souffrance avec la force que Dieu me donne chaque jour. Bon nombre d’entre vous savent que je souffre de la fibromyalgie, mais peu d’entre vous savent à quel point cela affecte la vie d’une personne. Je n’en parle presque jamais, et mon mari pourrait vous le confirmer. Par exception, je voulais démystifier un peu certains propos sur cette maladie et vous partagez ce que je vis au quotidien. Donc, je vous partage quelques heures…

C’est sombre ce matin, il fait noir, j’ai de la difficulté à me lever… Il est tôt et j’ai encore une fois très mal dormi. J’entends mon mari faire son petit déjeuner, je dois me lever pour aller lui faire un bon cappuccino! Il est 6 h, ouf… pénible. J’ai de la misère à bouger mes jambes. Bon… étire-toi Ann.

J’ai pris mes petits « smarties » (médicaments), cela devrait aller mieux dans une heure, d’ici là je suis incapable d’entreprendre une tâche qui demande de penser ou d’écrire. Même parler est difficile, car j’ai le cerveau comme endormi, le terme médical utilisé est « Brain Fog ». Je suis depuis une semaine dans ce qu’on appelle une « crise de fibromyalgie ». J’ai hâte qu’elle passe, tellement difficile, je sais plus quoi faire. Je suis sur le bord de craquer !!!! Mais je me rappelle constamment que DIEU est au contrôle de tout dans ma vie, et que ce n’est jamais au-delà de mes forces.

« Mais franchement, Dieu, je commence à trouver que tu me trouves un peu trop forte! Je ne comprends pas trop?!? Je pose plus de questions, et je ne te prie pas pour la guérison non plus. Je me repose tout simplement dans tes bras mon Dieu.

Mais aujourd’hui, Seigneur, je suis fatiguée, épuisée. Je n’en peux plus de cette merde de vie terrestre. Je voudrais m’en aller au ciel avec toi, là, tout de suite. Je ne veux pas savoir pourquoi on souffre, car la Bible nous dit qu’on va souffrir, je suis juste plus capable physiquement et émotionnellement de le supporter. Je n’arrive pas à écrire pour toi. Je suis incapable de lire ma Bible et le comble de mes malheurs, ma concentration est partie. Si je suis capable de mettre cinq mots en ligne, c’est bon. J’essaie de te prier et mon esprit s’évade… ce qui me console c’est de savoir que ton Esprit intercède pour moi lorsqu’on ne le peut pas.

Ah! Père tu vois mon cœur déchiré par tout ce que cette maladie me fait. Depuis des années, mon corps est souffrant à cause de cette maladie invisible qui, de plus en plus, limite mes capacités. Je sais très bien que je ne dois pas aller dans cette voie des doutes et des questions, car elles ne font que m’éloigner de toi. Je te loue que tu me donnes la capacité malgré ma douleur immense de ne pas aller dans cette direction, je reconnais que c’est l’œuvre de ton Esprit en moi.»

Depuis plusieurs jours, mes combats sont grands, mes luttes sont profondes et de plus en plus difficiles et longues… Je me sens comme si j’étais en train de me perdre dans une grande forêt avec des arbres qui mesurent au moins 30 pieds de hauteur. Le ciel descend sur moi, sombre et gris, mais les arbres sont tellement collés les uns sur les autres qu’il m’est impossible de me faufiler. Bon, ici je parle de ce qui se passe dans ma tête, je n’ai même pas encore effleuré tous les aspects physiques!

Hum! Ce matin, j’avais à peine commencé à marcher et mes pieds perdaient l’équilibre! Oui, ça fait partie de mes symptômes, je suis très avancée dans ma maladie. Heureusement, j’ai le meilleur médecin en douleur chronique au Québec. Ensuite, lorsque j’ai fait mon petit café je dois m’assurer de le tenir à deux mains pour ne pas l’échapper jusqu’à ce que mes « smarties » fassent leur effet!  Comme j’ai dit plus haut, faire quoi que ce soit, qui me demande de la concentration, m’est impossible avant au moins une heure ou deux, dépendamment des matins. Parfois, mes mains sont très douloureuses et mes bras et mes jambes brulent, comme si j’avais été brulée ou engourdie. C’est bizarre et difficile à expliquer. Mais le plus pénible à accepter, c’est la perte de mémoire. Il y’a bien d’autres symptômes, mais ceux-ci sont les majeurs.

Ce qui m’est plutôt difficile maintenant c’est de voir que si je dois avoir des conversations tôt le matin, je m’aperçois qu’il m’est très long avant de sortir ces mots de ma bouche. Les mots semblent être liés, attachés, emprisonnés en quelque sorte au-dedans de moi. Je les sais, ils sont dans ma tête, mais c’est comme s’ils n’arrivaient pas à sortir de ma bouche… il y a un décalage horaire entre les deux. J’en suis de plus en plus consciente, mais voilà, je dois vivre avec cela aussi. Il y’a parfois une rage qui monte en moi, mais non, je ne veux pas aller là. Je ne dois pas. À quoi cela me servirait-il ? Rien.

Il y a des matins que je me lève et que je n’ai aucune énergie physique. Je suis tellement fatiguée, épuisée comme si j’avais travaillé un 72 heures en ligne. Puis, il y a des jours où je suis dans forme totale. Ces jours-là, je veux tout faire, mais je dois me limiter puisque je sais très bien que je vais payer pour, si je m’excite trop. Je dois donc toujours opter pour la maîtrise de soi, ce qui est bien. Le seul problème c’est que quand ça fait longtemps que tu n’as pas bougé, tu as le goût de faire plein de choses, du moins, moi.

Un partage plus intime :

Dernièrement, mon mari et moi avons eu «l’influenza» solide! Mon mari a tellement eu de courbatures et il a trouvé cela très souffrant. Un jour que je le frictionnais, il me regarde et il me dit:

–       «Ça te fait pas mal, toi? Tu n’as pas mal nulle part? »

Je l’ai regardé d’un air triste, avec les larmes aux yeux… je lui ai dit:

–       « Tu sais, chéri, comment, depuis des années, j’essaie de t’expliquer que parfois le simple fait que tu me frôles la peau me donne une envie de pleurer. Te souviens-tu comment tu trouvais ça un peu exagérer? Bien là, toi, tu n’as que l’influenza et tu trouves que tes muscles te font mal parce que tu as des courbatures. Pour moi, ce n’est RIEN ces courbatures, je vis ce mal amplifié et plus encore à longueur d’année. »

À voir les yeux de mon mari, je crois qu’il venait de comprendre pour la première fois, une part de la souffrance de sa femme. Il m’a serrée contre lui délicatement… Ses mots furent :

–       « Pauvre chérie.»

Bon, voilà ma petite vie au quotidien pendant quelques heures le matin ce jour-là, à l’exception de l’exemple avec mon mari. Cela n’a pas été une journée facile, mais je voulais vous la partager puisque c’est ma vie la plupart du temps… et malgré mes limites physiques, Dieu se glorifie et se sert de moi. Voilà ce qui est le plus encourageant, n’est-ce pas?

Donc, Il peut faire la même chose avec vous. Alors, si vous vivez des moments difficiles dans la souffrance ou sous toute autre forme, sachez que Dieu est là et Sa présence nous soutient malgré ce qu’on peut ressentir parfois dans ces temps sombres et pénibles. C’est vrai que la vie nous apporte de grandes souffrances, mais TOUJOURS avec espérance si on est Son enfant.

« Je puis tout par celui qui me fortifie. »

Philippiens 4 :13

Soutenue par Lui,

Ann L Beaulieu

Le {MOT}

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Bonjour!

Je suis vraiment émerveillée de voir comment notre Dieu travaille dans nos vies!   Je n’arrive pas à saisir comment des gens peuvent ne pas croire que Dieu existe, mais il semble que c’est possible!

Moi, je vois mon Dieu agir dans ma vie au quotidien dans les plus petits détails, et ce sont ses petits moments qui font que ma foi augmente de plus en plus. Dernièrement, comme je fais à chaque début d’année depuis longtemps, j’ai demandé à Dieu de me donner un verset que je médite et garde pour toute l’année.

Mais curieusement cette année, j’avais l’idée d’ajouter à mon verset de l’année, un mot significatif. Entre temps, je me suis procuré un livre intitulé : « My One Word» par Rachel Olsen et Mike Ashcraft.  J’ai dévoré ce livre en trois jours ! Les deux auteurs décrivent exactement ce que je voulais faire et en partie ce que je faisais déjà. Cela m’a grandement encouragée à persévérer dans la voie que Dieu m’avait déjà montrée. Tout devenait très clair pour moi. Le plus comique dans cette histoire, c’est que j’avais déjà trouvé mon verset et mon mot avant la lecture du livre! Mais encore une fois, cela a servi à mettre un sceau de confirmation sur mon désir brulant et que Dieu était bien celui qui me dirigeait dans toute cette histoire.

Je vous explique un peu l’idée. Au début d’une nouvelle année, on prie et médite en demandant à Dieu de nous montrer  {LE MOT}. Un mot dont nous croyons avoir besoin pour apprendre et croître davantage, qui nous dirige vers des lectures appropriées.

Ensuite, pour accompagner notre mot, il est bon de se trouver un verset qu’on apprendra par cœur et ainsi garder un lien intime avec la Parole de Dieu. Durant l’année, l’important, est d’avoir votre mot et votre verset, aussi souvent que possible, devant les yeux. Car, selon les auteurs, les situations ne manqueront pas à faire un lien dans votre vie avec votre mot, pour parfaire cet enseignement et cela sous toutes sortes de formes!

Mon mot est  {Consécration}

Mon verset est :

«Car ce n’est pas pour l’impureté que Dieu nous a appelés,

mais dans la consécration.

Ainsi celui qui rejette ces préceptes ne rejette pas un homme,

mais Dieu, celui-là même qui vous donne son Esprit saint. »

                                                                                           1 Thessaloniciens 4:7, 8 NBS

Comme je vous l’ai dit au début, Dieu avait déjà déposé ce mot sur mon cœur. Je sais que le fait d’être en train d’écrire un autre livre me demande beaucoup de discernement, de sagesse, d’humilité et de gestion de temps; mais, avant tout cela, ce dont j’ai besoin, c’est d’être consacré à Dieu! Voilà pourquoi, je pense, Dieu a déposé ce mot si simple, mais si grand, sur mon cœur. C’est le fondement de tout! Sans cela, rien, de tout ce que j’écrirais, n’aurait de la valeur pour Dieu.

Alors cette année, je vous donnerai des petites bribes ici et là, de la façon dont Dieu se manifeste à travers mon mot {consécration}. Comme j’écris la plupart du temps mes prières et autres, je vais aussi garder un journal de bord de ce mot. Les auteurs le recommandent fortement d’ailleurs.

Vous comprenez maintenant le nouveau « look » du blogue!  Puisque je dois le voir le plus souvent possible, j’ai eu l’idée d’écrire mon mot sur des blocs en bois : représenté en photo sur le blogue et en blocs déco sur ma tablette. Bah, je ne suis pas certaine de savoir comment le prononcer en grec, mais je trouvais ça beau! Génial!

Je vous encourage à pratiquer cette habitude. Il n’est pas nécessaire d’être au début de l’année, cela peut se faire en tout temps. L’idée de le garder un an, c’est que notre côté humain est la plupart du temps, lent à comprendre les leçons que Dieu veut nous enseigner. On sait très bien que l’œuvre de Dieu dans nos vies ne se fait pas instantanément.

C’est vraiment un exercice stimulant pour voir Dieu agir dans un domaine précis de notre vie et le laisser nous transformer…

Moi, j’ai hâte de voir comment Dieu va se révéler à travers ce beau mot.  À suivre…
Consacré pour Lui,

Ann L Beaulieu

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Plus Blanc que la Neige!

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Mon regard se tourne vers la fenêtre et je suis émerveillée par la magie des flocons blancs qui tombe en tourbillonnant tout doucement se déposant sur le sol. Cela forme un tapis duveteux, d’une pureté scintillante avec le soleil lorsque les rayons plombent sur le sol et forment un prisme de couleur éblouissante et d’une beauté spectaculaire.

La neige couvre le sol, ne laissant aucune trace de la saleté de la vieille neige précédente:

–       La neige qui a reçu du sel pour faire fondre la glace. Le trafic des  voitures, la neige pelletée, et les souffleuses qui ont passé quelques jours auparavant. Toute cette neige sale par le temps passé n’était plus visible à l’œil, car la neige du moment la recouvre de son manteau blanc. Peu importe où tes yeux se fixaient, à ce moment-là de la journée, il n’y avait plus de trace de neige sale. Tout était blanc, pur et propre. Il ne restait que le souvenir de la neige sale!

neigeCe matin là, alors que Dieu mettait devant moi ce beau tableau visuel, il m’amène à faire un parallèle dans ma vie chrétienne. C’était tellement évident pour moi – mes péchés, le pardon, et l’accepter!

Lorsque je viens devant Dieu et que je confesse mon péché, je sais que Dieu me pardonne. Je connais sa Parole! Pourtant, il y a des fois où j’ai une attitude, un sentiment ou une espèce de forme « d’auto m’inflige » envers moi-même de ne pas me pardonner, si je peux l’exprimer ainsi. D’où me vient cette manie? Est-ce mon éducation? Est-ce mon côté perfectionniste? Je ne le sais pas.

Par contre, je sais une chose, c’est que comme la neige qui couvre le sol, le pardon de Dieu me couvre instantanément. Je suis purifiée – couvert par Sa justice, plus blanc que la neige! Il ne reste aucune trace de péché. Mais à ce moment-là, je choisis parfois de garder mes yeux non pas sur ce que je vois, mais sur ce que j’ai gardé en mémoire: sur la scène d’avant, « la neige sale ».

Hum… Certains me diront que j’ai sûrement besoin d’apprendre à me pardonner!

Absurdité!!! Je vous dirais à ce moment-là que je suis en train de faire une « idole » de moi-même.

J’ai plutôt besoin

¨    de focaliser mon regard sur l’œuvre de la croix,

¨    pour être en mesure de voir et apprécier à sa juste valeur ce que Christ a fait pour moi,

¨    pour me rendre plus blanche que la neige, purifiée et pardonnée.

Comme c’est facile pour moi de toujours ramener les choses sur moi-même. Pourtant, je n’ai pas l’impression d’entretenir ce genre de relation, c’est plus subtil. Une chose est claire, lorsque je fais cela, je n’accepte pas le pardon de Christ, comme étant suffisant. Je réduis l’œuvre de Jésus-Christ à la croix, et effectivement je ramène tout vers moi, ce qui est carrément une offense à Dieu et un péché. Cela ne glorifie aucunement Dieu et ne vient surtout pas de Lui. Donc, je dois reconnaitre mon offense envers Dieu.

Lorsque je fais cela, peu importe la raison, je dois entrainer mes pensées pour les ramener captives et les soumettre à la vérité de la Parole de Dieu. Voilà ce qui changera mon regard sur la scène devant mes yeux; RIEN d’autre. Sinon, j’oublie que je suis une femme qui pèche contre son Dieu et qui a tellement besoin tous les jours de son Sauveur pour la rendre aussi blanche que la neige par Son sang versé à la croix.

«Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur;

Lave-moi, et je serai plus blanc que la neige.»

Psaumes 51 :9

J’ai besoin de me rappeler constamment de l’œuvre de l’Évangile dans ma vie. Oui, même lorsque je demande pardon, c’est fou! Je ne sais pas si c’est mon côté indépendant qui fait de moi une femme si …. Bah!

Merci pour ta grâce Seigneur.

Ann L Beaulieu